La réglementation française impose à l’employeur d’identifier et d’évaluer les risques professionnels auxquels les salariés peuvent être exposés, puis de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour les supprimer ou, à défaut, les réduire.
Lorsque les mesures de prévention collective ne permettent pas d’éliminer suffisamment un risque, le recours aux équipements de protection individuelle (EPI) devient nécessaire.
Conformément à l'article R.4323-95 du Code du travail, pour les activités présentant un risque pour les yeux ou le visage, l'employeur doit fournir gratuitement lunettes des sécurité, lunettes-masque, écrans faciaux ou autres équipements de protection adaptés à ses équipes.
Cas des lunettes correctrices : Si un salarié a besoin d'une correction visuelle, l'employeur doit prendre en charge l'achat de lunettes de sécurité adaptées à sa vue (sur ordonnance) ou fournir des sur-lunettes. Aucun coût ne peut être transféré au travailleur.
L’objectif est double : prévenir les accidents et protéger durablement la santé visuelle des collaborateurs.
Les yeux sont particulièrement vulnérables sur le lieu de travail. Dans de nombreux secteurs d’activité, les salariés peuvent être exposés quotidiennement à des projections, des poussières, des produits chimiques, des rayonnements ou encore à des risques de choc. La protection oculaire constitue donc un élément essentiel de la prévention des accidents du travail.
Mais comment identifier les risques ? Quels équipements choisir ? Et comment garantir une protection efficace aux salariés qui portent déjà des lunettes de vue ?
Quels sont les principaux risques pour les yeux au travail ?
Les risques oculaires sont nombreux et varient fortement selon les métiers et les environnements professionnels.
Parmi les situations les plus fréquentes, on peut notamment distinguer :